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Le chocolat vient de...

  

 L'histoire du chocolat trouve ses racines dans les mythes et légendes de la civilisation précolombienne. Le lien sacré du fabuleux et du réel unit la nature et les dieux. Les Mayas et les Aztèques étaient bien conscients de ses pouvoirs exceptionnels, et ne consommaient le chocolat que lors de circonstances particulières, pour bénéficier d'une plus grande énergie et d'une plus grande puissance. Les fèves de cacao servaient également de monnaie. Elles permettaient de payer aussi bien les impôts que les achats domestiques. Ainsi, plus on possédait de fèves de cacao, plus on était riche.

Ces fèves de cacao proviennent d'un arbre, appelé cacaoyer. Cet arbre, mesurant de quatre à huit mètres, pousse globalement dans les forêts vierges de l’Amérique Centrale, et ce bien avant que les Européens n’arrivent.

   Les Mayas étaient les premiers occupants du pays, et ont d'abord appelé  cet arbre « Cacahuaquchtl », ce qui signifiait « Cacaoyer » ou « L’Arbre ». A l’époque, les Mayas vénéraient des Dieux qui se nourrissaient de la préparation de graines de cet arbre. Cette préparation était réservée à ces derniers mais aussi aux élites en de rares occasions, ce « Tchocoalt » conférait des pouvoirs miraculeux.

Cabosses de cacao

   Bien que les Espagnols aient détruit un grand nombre de documents écrits par les peuples précolombiens, on sait que le chocolat était utilisé pour la médecine. Il était utile pour lutter contre la fatigue, la diarrhée, la fièvre, le manque de souffle et l'insuffisance cardiaque. Le plus ancien ouvrage décrivant les bienfaits du chocolat, connu sous le nom de Codex Badianus, date de l'année 1552 .

Après les Dieux, le chocolat devint un délice des grands explorateurs, comme Christophe Colomb, Hernan Cortés et beaucoup d’autres navigateurs du Nouveau Monde.

 Récemment des traces de cacao ont été retrouvées dans des poteries de la civilisation Maya, datant de 600 ans avant Jésus-Christ !

  Au cours des siècles suivants, des auteurs français, espagnols, allemands ou anglais vont écrire de nombreux livres décrivant les usages thérapeutiques du chocolat. On découvira ainsi que plus d'une centaine de vertus sont attribuées au chocolat.

  Le chocolat est un produit rare, et très cher, que l'on consomme sous forme de boisson. On ne le trouve, dès le début du XVIIème siècle, que chez les apothicaires (que l'on peut considérer comme nos pharmaciens). Mais l'aliment provoque des conflits au sein de la Faculté. En effet, on pratique à cette époque la médecine d'Hippocrate ainsi que la théorie des contraires de Galien (une fièvre "chaude" a besoin d'un remède "froid", les remèdes étant classés en fonction de leur nature). Mais dans quelle catégorie placer le chocolat?

Bien que tous les médecins soient d'accord sur le fait que le chocolat possède un grand nombre de vertus, ils ne s'entendent pas sur la nature de ces bienfaits. Certains sont persuadés qu'il soigne la mélancolie et l'hypocondrie, ainsi que les maux d'estomacs, les fièvres, les maladies nerveuses, les épanchements biliaires, mais aussi le rhume, les fluxions de poitrine, l'insomnie, le choléra et la dysenterie. Ainsi, en consommer deux fois par jour, combat la fatigue, renforce le coeur, facilite la digestion et renforce la mémoire. cependant, d'autres médecins le déconseillent fortement aux personnes susceptibles de tempéraments sanguins et colériques, puisque d'après eux il "rend le sang trop inflammable", et pourrait ainsi provoquer de nombreux désordres, par exemple des palpitations, ou encore la coagulation du sang.

  Il fut ensuite le plaisir recherché de grands souverains, comme Marie-Thérèse, l'infante d’Espagne à qui l'on doit l’expression : «  le Roi et le chocolat sont les deux seules passions de la reine ». L'apothicaire du Roi Louis XVI, du nom de Sulpice Debauve, à la fin du XVIIIeme siècle, parvint à fabriquer des chocolat dits "hygiéniques", c'est-à-dire  que le chocolat servait à masquer certains goûts désagréables. Il était alors présenté sous forme de pistoles, et pouvait acquérir, lorsqu'on y ajoutait des drogues, de nouvelles propriétés, tel que le goût de la vanille, des épices, du lait d'amande, de la fleur d'oranger, de l'ambre gris. Il est appelé "chocolat des affligés" dû à ses effets excitants.

  Le chocolat devient vite un intérêt commercial, ce que les pharmaciens comprennent rapidement. On commence à confectionner des chocolats antisyphilitiques, purgatifs, tonicardiaques, ou encore digestifs. En 1825, Antoine-Brutus Menier créer la première fabrique de chocolat à Noisiel. Puis en 1828, c'est au tour de Conrad Van Houten de déposer un brevet de fabrication pour un nouveau cacao en poudre, dégraissé et soluble, et qui sera la base de nombreuses recettes chocolatées.

  Pour les guerriers aztèques, les soldats de la Première Guerre Mondiale, nos "poilus", le chocolat consistuait des "vivres de réserve à n'ouvrir que sur ordre". Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les soldats américains ont eu recours au chocolat pour se tonifier, et assurer leur moral.

   Le nom savant du cacao, « théobroma », signifie « nourriture des Dieux ». Aujourd’hui le chocolat est un régal des plus appréciés dans le monde et on lui prête un grand nombre de vertus, il suscite toujours les passions et les discussions.

   

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