Théobromine et polyphénols

  A part le plaisir incontestable qu’il procure à ceux qui en mangent, au niveau nutritionnel, certains lui prêtent nombre de vertus, d’autres l’accusent de tous les maux.C’est dans ce contexte passionné que l'Unité INRA des Maladies Métaboliques et Micronutriments(1) s’interroge sur le véritable impact sur la santé des polyphénols qu’il contient.

 ==>Voici les conclusions que nous avons tirées de leur étude :

  Tout d’abord, l’on peut apporter de l’eau au moulin des détracteurs du chocolat (il fait grossir) du fait de sa haute densité calorique (500kcal/100g) due à sa richesse en lipides (30g/100g) et au sucre (10g/100g) ajouté pour masquer l’amertume des polyphénols.
Cependant, tout reste une question de quantité. Les français en consomment près de 7 kg par an, soit environ 20 g par jour. Le chocolat contribuerait ainsi pour environ 4 % de l'apport énergétique avec les variations saisonnières et individuelles que chacun connaît.

Pour ce qui est des vertus nutritionnelles qu’on lui prête, il est, parmi tous les aliments que nous consommons, le plus riche en polyphénols (500 et 840 mg/100 g pour les chocolats au lait et noir respectivement).

  Environ 13 % des polyphénols apportés par l'alimentation proviendraient du chocolat. Beaucoup de chercheurs pensent aujourd'hui que ces polyphénols auraient des effets bénéfiques sur la santé en limitant le stress oxydant auquel nos tissus sont constamment soumis et qu'ils réduiraient ainsi le risque de maladies cardio-vasculaires, cancers et autres maladies chroniques. Il restait à préciser si les propriétés des polyphénols du chocolat sont équivalentes à celles des polyphénols provenant d'autres sources.

Les polyphénols du chocolat sont, pour un dixième, des catéchines, dont on sait qu’elles sont bien absorbées à travers la paroi intestinale et atteignent bien les différents tissus qu’elles sont sensées protégées.

Les neuf dixièmes restant sont des polymères de masse moléculaire beaucoup plus élevée. L’équipe de l’Inra c’est donc intéressée au devenir de ces polymères phénoliques dans le tube digestif. Les différentes expériences (chez le rat et par intubation gastrique chez l’homme) ont montré que ces polymères n’étaient pas dépolymérisés en catéchines dans l’estomac et qu’il faut donc conclure que les polyphénols du chocolat sont globalement mal absorbés.

  Afin d’expliquer certains effets biologiques attribués aux polyphénols du chocolat dans diverses études cliniques (augmentation de la capacité antioxydante du plasma, diminution de l’oxydabilité des LDL, inhibition de l’activité plaquettaire), des travaux menés par l’INRA sur le devenir des polyphénols au niveau du colon on montré que les polymères étaient dégradés in vitro par la flore intestinale humaine en divers acides phénoliques. Les quantités de ces acides retrouvées dans les urines pourraient contribuer à expliquer certains des effets du chocolat observés dans les études cliniques.

 

Ainsi, par ces diverses études, on peut montrer que les polyphénols contenus dans le chocolat ont bien des effets positifs sur notre santé.

(source INRA)

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